Wednesday, July 20, 2011

Petit éloge d'un achat d'impulsion

Mon vice, c'est les livres. Les lire sans cesse. Les acheter. Les collectionner. Les sortir de la bibliothèque. Les dévorer à minuit avec ma petite liseuse pendant que ma femme dort. Je suis bibliophile.

Lors de mon voyage à Montréal il y a deux semaines, j'ai visité plusieurs librairies montréalaises. C'est un vrai paradis aux librairies québecoises puisque je trouve des livres tous en français ! Dans la Caroline du Sud, je suis surexcité si je trouve un seul bouquin en français dans une librairie.

Dans la librairie Renaud-Bray sur la Rue St.-Denis, j'étais en mission d'acheter des livres de jeunesse pour notre fils. C'était une mission que ma femme m'avait donnée (puisqu'il est presque impossible de trouver des livres français pour lui dans la Caroline du Sud). Elle m'avait aussi chargé de n'acheter aucun livre pour moi-même parce qu'elle en a ras-le-bol avec mes livres omniprésents chez nous. (Elle dit que j'en ai trop, mais elle ne comprend pas que j'en ai vraiment besoin.) J'ai trouvé d'excellents livres de jeunesse et ne portait aucun livre pour papa à la caisse. Mais il y avait un problème imprévu : un autre acheteur devant moi à la caisse. Cela m'a donné une minute (une seule minute !) pour lire très rapidement les titres devant la caisse. Ma ruine. 

J'ai vu un bouquin avec le titre Petit éloge de la paternité par Bertrand Leclair. Avec l'image séduisante d'une girafe en plastique dans la poche arrière d'un papa. Je me dit que je suis père aussi et que j'adore jouer avec mon fils et que nous aurons un autre bébé au mois de septembre et que s'il s'agit de la paternité c'est donc important et nécessaire. J'ai besoin de ce livre. D'ailleurs, c'est vraiment un petit éloge. Il n'y a que 110 pages. Un mince bouquin, presque invisible. Certainement il y a une petite espace sur une étagère pour lui. Ma femme n'en dira rien.

Ces raisonnements imbattables détruisent toute ma résistance et j'achète le livre avec ceux pour mon fils.

Ma femme m'a pardonné.

No comments:

Post a Comment