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Deux tomes sur le postcolonialisme

Je viens de terminer Peau noire, masques blancs par Frantz Fanon. C'était en fait la thèse de doctorat que Fanon a vue rejetée mais qui est un texte principal de ce qu'on appelle le postcolonialisme. On peut comprendre pourquoi la thèse a été rejetée : c'est trop personnelle, pas du tout une analyse objective/scientifique/compréhensive, soit d'un point de vue littéraire soit d'un point de vue psychanalytique (puisqu'il s'agit des observations tantôt littéraires tantôt psychanalytiques). Pour ne pas paraître négatif, il faut avouer que c'est un récit personnel, touchant, lyrique, très important pour comprendre "l'expérience vécue" de Fanon. Voici un de ses passages sur la condition humaine :
Nous avons dit dans notre introduction que l’homme était un oui. Nous ne cesserons de le répéter. Oui à la vie. Oui à l’amour. Oui à la générosité. Mais l’homme est aussi un non. Non au mépris de l’homme. Non à l’indignité de l’homme. À l’exploitation de l’homme. Au meurtre de ce qu’il y a de plus humain dans l’homme : la liberté. (180)
Il y a deux ou trois mois, j'avais lu l'ouvrage de Césaire, Discours sur le colonialisme, un autre livre que je peux recommander et qui est essentiel pour comprendre l'anti- et le post-colonialisme dans le contexte français/francophone. Peau noire est aussi vigoureux que Discours quant à l'argumentation contre le racisme et le colonialisme mais celui-ci est certainement plus strident.


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今週初めて黒澤明の『隠し砦の三悪人』という映画を見ました。この三悪人とは、だれですか? 三船敏郎が演じる真壁六郎太(まかべろくたろう)と二人の百姓です。この3人の登場人物の関係はとても面白くて、全ての人間の弱さも愛される性質も示します。


Movie Review: A Better Life - Part 2

This is the second part of a two-part review of A Better Life. The first part dealt more with the background issue of illegal immigration, whereas this part focuses more on the movie itself.

In the movie, neither the undocumented immigrants (representative of all the undocumented, but particularly those with upright motives) nor the police (representative of the legal system, including courts, prisons, and immigration) is entirely at fault. Both are stuck in an imperfect, human system.

The viewer is led to sympathize with the undocumented man, an honest landscaper who wants nothing but to work hard so that his one son can have a better life. He’s away from home; his wife left him when his son was little; he has next to nothing; when he does acquire something (a lawn business and pickup with equipment) it gets stolen from him. And yet, the movie does not excuse what he does wrong nor does it try to show him as a man victimized and ruined by the consequences of his actions.

Apart fr…