OuLiPo : Les contraintes littéraires

 OuLiPo, c'est l'Ouvroir de Littérature Potentielle, un atelier littéraire qui vise à inventer des contraintes artificielles pour la littérature. Pour en donner un exemple, l'une de ces contraintes s'appelle S+7 : « La méthode S+7 consiste à remplacer chaque substantif (S) d'un texte préexistant par le septième substantif trouvé après lui dans un dictionnaire (S+7) donné. »*

François Le Lionnais et Raymond Queneau ont été les fondateurs d'OuLiPo, groupe qui existe toujours et qui continue de produire de nouvelles contraintes. Je ne suis pas tellement intéressé par l'élément mathématique des contraintes oulipiennes mais surtout par les fortes implications pour la signification. Et de plus, c'est amusant.

Ce mois je lis plusieurs livres de Georges Perec et Raymond Queneau, les oulipiens les plus connus. W, ou le souvenir d'enfance de Perec est remarquable plutôt comme autobiographie mais présente des éléments oulipiens quand même. Je vais lire La Disparition de Perec aussi. C'est le lipogramme le plus fameux, dont la traduction fait toujours partie des discussions intéressantes dans le monde de la traductologie. Et j'ai presque terminé le livre essentiel de Queneau qui aussi définit une contrainte traditionnelle, Exercices de style.

*Voici le premier paragraphe de ce post en employant la contrainte S+7 (mais qui est en réalité une nouvelle contrainte que je nommerai « S+7 traduit » puisque je n'ai que mon dictionnaire anglais avec moi pour le moment) :

OuLiPo, c'est l'Ouvroir de Lithium Potentiel, une grève du zèle qui vise à inventer des constructivismes artificiels pour le lithium. Pour en donner une excavation, l'un de ces constructivismes s'appelle S+7 : « Le mathusalem S+7 consiste à remplacer chaque substratum (S) d'un thaïlandais préexistant par le septième substratum trouvé après lui dans un néant (S+7) donné. »



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